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Musée de Louviers
Place Ernest Thorel
27400 Louviers

Tél. 02 32 09 58 55

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La collection du musée

Masséot  Abaquesne, pot à pharmacie de 1545.De véritables trésors

Masséot ABAQUESNE

Pot à pharmacie de 1545

Le musée de Louviers est créé en 1872, grâce à des legs de notables locaux. La première salle du musée est ouverte le 1er janvier 1876 par les soins de Paul Saint-Martin premier conservateur, au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville dans les bâtiments de l’ancien couvent Saint-Louis Sainte-Elisabeth, qui se situe le long de la rue Pierre Mendès France.

D’admirables collections de faïences entrent au musée dès 1877 avec le legs d’Hortense Vignon, et surtout en 1881 avec celui d’Edouard Lanon. Ce dernier apporte également une importante somme d’argent qui permet la construction et l’aménagement du musée, inauguré en 1888.

Le fonds s’enrichit ensuite d’autres dons de collectionneurs ainsi que des acquisitions des différents conservateurs. Il contient de nos jours des collections assez variées : beaux-arts (peintures, sculptures, arts graphiques), archéologie, documents anciens (cartes postales), photographies (plaques de verre et tirages sur papier), ethnologie (textile, ethnologie locale)… A l’issue du bilan des collections mené pendant l’opération de conservation préventive (2001 à 2005), on a pu estimer ce fonds à environ 23 000 objets (sans les cartes postales et plaques photographiques de verre).

 

Charles Frechon, Rouen, Le pré aux loups, vers 1890Les Postimpressionnistes dans la collection

Charles FRECHON

Rouen, Le pré aux loups, vers 1890, Le legs de Constant ROUSSEL

En 1904 entre au musée de Louviers un ensemble de tableaux de paysages, dont plusieurs bords de Seine, provenant du don du collectionneur et amateur d’art Constant Roussel.

Constant Roussel, homme d’affaires fortuné, vivait à Saint-Pierre-du-Vauvray, non loin de Louviers, où il possédait une petite galerie. On trouve dans sa collection une dominante de paysages marqués par l’influence de l’impressionnisme notamment de peintres de l’Ecole de Rouen, notamment Charles Frechon, Léon-Jules Lemaître et Joseph Delattre. Le traitement des couleurs, la touche, les sujets, le processus de création (peinture de plein air, sur le motif, petits formats..) hérités de l’impressionnisme caractérisent cet ensemble.

 

Philien Godard, vers 1880

Une ville ravagée

Philien GODARD

Louviers, les avant-soliers à l’angle de la rue du Châtel et du Général de Gaulle, vers 1880

Peu de Lovériens peuvent encore témoigner de la physionomie de leur ville telle qu’elle fut avant la Seconde guerre mondiale. Les ravages des bombardements de juin 1940 ont eu raison du caractère pittoresque et moyenâgeux de la quasi-totalité du cœur de notre cité. Le centre-ville de Louviers offre maintenant l’image d’une ville profondément marquée par la Reconstruction. Seuls quelques témoignages subsistent encore de constructions à colombages et encorbellement qui constituaient le cœur intra-muros de la cité médiévale. Comme Philien Godard le montre ici, Louviers à la fin du XIXe siècle c’est aussi l’image d’une ville où se mélangeaient les vestiges d’un passé avec le "confort moderne" tel qu’on pouvait l’entendre à cette époque : maisons de briques et façades enduites côtoyant les maisons "normandes" à pans de bois.

Heureusement les collections du musée, notamment à travers son fonds de photographies anciennes, permettent de se faire une idée de cet habitat vernaculaire maintenant disparu. Ainsi l’image des rues de Louviers a pu être fixée dès le dernier quart du XIXe siècle par quelques rares adeptes de la photographie, technique fraichement accessible au public.

Philien GODARD, commerçant à Louviers, faisait partie de ce cercle d’amateurs éclairés. Il a laissé quelques trois milles clichés dont un grand nombre de vues de Louviers, de ses excursions et de son entourage, qui restituent l’esprit de l’époque. Editées pour la première fois dans cet ouvrage, ces images ont été redécouvertes grâce à la numérisation des plaques photographiques de verre réalisée en 2012 par la municipalité avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie.

Le musée de Louviers recèle également dans ses collections d’un fonds photographique d’environ 8000 plaques de verre de Louviers et ses environs à la fin du XIXe siècle dont la majeure partie provient de deux photographes amateurs, Paul Faugas et Philien Godard.